Adieux au Danube

10 et 11 août 

La vie du voyageur n'est pas faite que de découvertes, elle est rythmée par le souci de l'hygiène. Et dès lors qu'un hébergement offre de façon imprévue une gazinière, un frigidaire et une machine à laver dans la chambre transformée en studio, on lance immédiatement deux tournées de lessive et l'on fait preuve de créativité pour organiser l'étendage...... bien servis, il faut le reconnaitre, par les températures caniculaires de cet été 2018.
Et l'exploration de l'antique Tomis, actuelle Constanța, fait découvrir un immense port et un chantier naval important avec lequel les chantiers français collaborent. Dommage, il est impossible d'y pénétrer pour visiter les installations...!



La Mer Noire







Peu attirés par l'immense front de mer à la tropézienne qui semble pourtant faire la fierté de la ville, on trouve une vaste plage plus familiale et d'étranges pratiques de protection contre les coups de soleil ...!!!
On avoue, toute honte bue, qu'après 3500km de moto tout au long du Danube, on s'autorise à louer deux transats sous un parasol pour passer une grosse partie de la journée à ne rien faire que se reposer, se baigner, se sécher, se baigner, se sécher....

On reprend ensuite la route pour rejoindre l'estuaire du Danube. 
La campagne n'est pas spectaculairement belle mais elle séduit parce qu'elle est très cultivée : maïs, tournesols, céréales, arbres fruitiers .... dans un mélange de grandes exploitations et de petites fermes.
Une partie de l'immense delta du fleuve déploie tout à coup un parc éolien de sans doute quelques centaines d'éoliennes qui heureusement ne sont pas synonymes de vents dangereux pour les motards de passage.
De temps en temps, on traverse des villages où  - comme souvent on le constate en Roumanie et Bulgarie - les fleurs sont un élément naturel de l'espace public. Ici un village-rue entièrement fleuri d'althéas de l'entrée à la sortie.
Tulcea, le delta du Danube. On est arrivés et les machines ont tourné sans aucun problème. C'est bien.
Le bord du fleuve est plaisant sous le soleil.
On se promène dans la ville, plutôt sympathique, avec son marché ou ses fontaines.

Et l'on repart vers la frontière - triple (Roumanie, Moldavie, Ukraine) - à Galati. Quelques troupeaux de chèvres et de moutons, à l'ancienne, égaient ces ultimes kilomètres en Roumanie...
... le bac qui donne accès à la ville s'est trouvé une autre fonction : plongeoir mobile pour des jeunes gens qui s'en donnent à coeur joie .

Au revoir, terres du Danube ! 
On repasse dans sa mémoire toutes les régions traversées. On a découvert un premier ensemble (Allemagne-Autriche-Slovaquie) aux villes et paysages séduisants et soignés, un second (Hongrie-Croatie-Serbie) très dépaysant et à l'économie moins prospère. Le troisième (Roumanie-Bulgarie) surprend ; il est parfois chaleureux comme ce villageois qui voit des motards accroupis sous un prunier dans la rue à ramasser et manger quelques fruits tombés et leur offre spontanément une coupe de prunes et de poires de son jardin ; il est aussi austère comme ces serveuses du restaurant de Turnu Magurele qui vous servent sans jamais vous regarder ni vous faire le moindre sourire.

Demain, cap au nord en Ukraine... une autre aventure commence.

Commentaires

  1. Merci pour les belles images et les commentaires qui permettent de se projeter et baver d'envie ... ;-)
    Bonne continuation à vous deux
    Dadu

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