Entre Roumanie et Bulgarie

 6 et 7 août

Au revoir pour de bon, la Serbie ! Désormais le cours du Danube fera passer alternativement en Roumanie et en Bulgarie... jusqu'à l'embouchure dans la Mer Noire.
Entrée en Roumanie par Drobeta, à l'endroit où l'empereur romain Trajan fit construire un pont sur le fleuve, ce qu'il fit savoir sur les reliefs de bronze de la colonne qui porte son nom à Rome.
Le lieu est en effet stratégique là où on peut traverser et contrôler plus facilement le passage.
Il ne reste (à peu près) rien de ce pont de Trajan ; par contre, une forteresse médiévale et classique donne de l'allure au site.

Calafat est le terminus de cette étape roumaine qui suit de près un Danube toujours aussi majestueux, changeant, renouvelé.


Ville austère et sans charmes évidents... sauf la surprise d'un port céréalier à demi abandonné mais avec encore une petite activité. Il y a même une gare qui paraît tout droit sortie d'un livre d'images d'autrefois.


et dans le soir qui tombe, même les pontons industriels ont du charme.
La pause promenade dans le centre bourg avec son mail propret aux petits jets d'eau...
... se poursuivra par un spectacle inattendu en soirée ; les "calafatais" profitent d'un festival international de poésie et musique folk ; on ne comprend rien aux textes mais les prestations vocales et musicales sont de belle qualité.
Le lendemain, un pont moderne permet le saut en Bulgarie par Vidin à partir d'où la route suit de près le Danube





Surprise au détour des méandres du fleuve et virages de la route, l'unique centrale nucléaire bulgare de Kozloduj qui a connu bien des vicissitudes... la Bulgarie moderne.

Les surprises ne sont pas finies . Sur la route forestière qui mène au bac permettant de repasser en Roumanie, soudain une épaisse fumée noire ; le temps d'approcher, découverte d'un camion en feu. Le chauffeur est sorti à temps et tout le monde regarde le "spectacle", ponctué par des explosions sporadiques de réservoirs, suivies de jets de flammes qui font apprécier d'avoir résisté au désir de passer sur le côté pour continuer la route. Ça vous grillerait d'un coup un motard imprudent. Un vrai lance-flammes de cinéma.
La police arrive et fait rebrousser chemin. Il faut gagner le bac par une autre route. Gentillesse épatante d'un automobiliste bulgare pris dans le même blocage : il se charge de conduire jusqu'à l'embarcadère les étrangers qui ne retrouveraient pas la route seuls (le GPS ne peut pas tout).
Découverte par contre que les bacs à la frontière ne sont pas ponctuels... pourtant les horaires sont bien affichés. 

Le retard pris à la suite de ces impondérables n'ôte pas l'envie de cueillir des prunes sur les arbres fruitiers qui bordent la route... on est gourmand.

Et d'apprécier en connaisseurs un camion rûcher en position devant une parcelle de luzerne.
Fin d'étape à Turnu Magurele, de nouveau en Roumanie... sans grand charme. Surtout quand on est assez entamés après une longue journée. 
Mais bon... une place centrale arborée avec jeux d'enfants et tables d'échecs. Atmosphère calme.


Après le dîner dans LE restaurant conseillé par le propriétaire de la guest house du jour, retour au lit dans la Rustic House la bien nommée avec ses propriétaires charmants.


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