Kiev, mécanique, religion et traditions

14 août 

Curieux sentiment que celui d'être dans une ville qui restait jusqu'à présent abstraite, lointaine, figée dans des livres d'histoire et un imaginaire fabulé.
Impression de devoir se donner du temps pour la connaître un peu plus que très superficiellement. On a donc éliminé l'étape intermédiaire envisagée et - ce 14 août - tracé directement depuis Odessa ; 480 kilomètres éprouvants sur une autoroute-4 voies aux nombreux secteurs très bosselés, et sous la chaleur. De quoi bien secouer les carcasses.
Paysage très particulier :
"Elle avait les cheveux blonds, mon guide, Nathalie....
Moscou, les plaines d'Ukraine,
Et les Champs-Élysées, on a tout mélangé."
chantait Gilbert Bécaud ; pas de risque qu'on mélange en fait. Ce sont des plaines agricoles prospères : fruits et légumes vendus par des particuliers à même le bas-côté de la route sur des kilomètres et des kilomètres, immenses parcelles de tournesols, de maïs, de céréales. Et les paysages défilent ; certains trouveraient cela monotone, en fait c'est intéressant, intrigant... et aussi varié que le désert dont on dit parfois la même chose.
À l'arrivé, hébergement très.... rustique ;
dortoirs, espace réduit, échange uniquement en russe (ça complique !). C'était un choix par souci d'économie ; ......réussi !
Et en soirée, une conversation "acrobatique" et désopilante avec les partenaires de dortoir, curieux de savoir d'où venaient ces "fransoziches" motards. Le traducteur vocal des smartphones complètement perdu et donnant lieu à de bons fou-rires.
Départ pour Tchernobyl seulement le 17 ; cela donne deux jours et demi pour aller à la découverte de la capitale de l'Ukraine. Et au retour de Tchernobyl, possibilité de prolonger si l'envie est là.
L'après-midi, première immersion dans la ville et un tour au centre historique. Avenues et places animées et agréables à parcourir à pieds, une fois les motos garées.

15 août 
Pour commencer, un passage au  garage ; il est prévu de changer le pneu arrière sur la Honda. Belle concession !


Ils sont serviables et cherchent une solution.
Le temps qu'ils localisent où il peut y avoir ce modèle de pneu disponible à Kiev, ils nous envoient chez Dunlop à 13km. Là, un modèle Pirelli pourrait être approvisionné pour la fin d'après-midi.
Journée touristique du coup sur deux hauts lieux de Kiev : la Laurence des Grottes et la cathédrale Sainte Sophie ; très religion donc mais extrêmement représentatif de la société où la dévotion n'est pas un vain mot.
Dans l'immense complexe du monastère, une profusion de dorures sur les coupoles et dans les églises 


Une galerie des marchands du temple, comme d'hab'... et une dame voilée (oui oui ! il y en a beaucoup ici aussi)... mais ce sont des chrétiennes orthodoxes. Pas de chance pour les stéréotypes...
Deuxieme étape, depuis la tour des cloches, avec ses rampes de sonnailles une vue imprenable sur les toits et coupoles de la cathédrale... et sur la cathédrale (une autre) Saint Michel.

Dans une galerie de l'édifice, une vierge type icône réalisée avec des oeufs de Pâques peints. Hum !... surprenant.

Retour à l'atelier Honda avec le précieux objet ; le remplacement est réalisé. 😁😁😁

Soirée à l'auberge de jeunesse avec une pause dîner au passage dans un petit restau. Un client identifie les deux français et se fait un plaisir de les féliciter pour la Coupe du Monde, puis de les conseiller (traducteur Google en main) sur des lieux à ne pas manquer et des achats ou dégustations à faire. La vodka y est bien conseillée...
On ne fera pas de vieux os ce soir..... À l'AJ, ça "frite"  légèrement entre clients à propos du réglage de la clim' dans le dortoir ; petit divertissement. Faut dire qu'elle est astucieusement placée sur la tête d'un des dormeurs.
 

16 août 
Troisième journée à Kiev ; ce sera du culturel mode de vie et habitat ukrainiens. Le musée en plein air Pirigovo, un complexe de dizaines d'hectares sur lesquels ont été transportées et remontées des constructions paysannes de toute l'Ukraine à travers les siècles. Un classique des musées en plein air.
C'est bien fait ; il y a plusieurs kilomètres de marche sur différents sentiers passant d'un hameau typique à un autre. On prend son temps. On apprécie la qualité technique de certaines constructions. Dommage, c'est pratiquement désert et triste en cette matinée nuageuse.

Les moulins à vent ou à eau...

Les églises en bois, avec leurs toitures de tavaillons, aux intérieurs parfois richement décorés ...



... mais aussi des toits de chaume en restauration ...

... des clôtures de branchages tressés ...
... et un rûcher dans des troncs d'arbres.

À l'heure du déjeuner, le point restauration conseillé par les guides sur Internet, propose des spécialités de la cuisine traditionnelle. On ne boude pas son plaisir, d'autant que la propriétaire s'applique à nous expliquer avec le sourire ce que sont les préparations présentées.

Une Ukraine du passé dont on garde la mémoire.

Fin de journée à expérimenter la gentillesse des passants qui s'efforcent d'expliquer au mieux où il est possible d'acheter des timbres au tarif international. 
Et ça marche !





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